Grille tarifaire ou moteur de tarification : qui calcule le prix
Une grille tarifaire est une donnée : le tableau de zones, de tranches et de prix qu’un transporteur remet à la signature du contrat. Un moteur de tarification est le code qui transforme ce tableau en prix — résolution de la zone, poids taxable, arrondi, payant-pour, minimum de perception, surcharge gazole, options, marge et devise, appliqués dans un ordre fixe. La grille contient les chiffres. Le moteur décide de ce qu’on en fait.
Quelle est la différence entre une grille tarifaire et un moteur de tarification ?
La grille tarifaire est la donnée du transporteur : zonage, tranches, cases de prix, minimum de perception. Le moteur de tarification est le logiciel qui lit cette donnée et produit un prix, en appliquant poids taxable, arrondi, payant-pour, surcharge gazole, options, marge et devise dans un ordre fixe et reproductible.
Les deux termes sont employés l’un pour l’autre dans le marketing des logiciels de transport, alors qu’ils désignent deux objets sans rapport. Une grille tarifaire — grille messagerie, tarif, barème — appartient à un transporteur et à une période contractuelle : un zonage par département ou par code postal, un axe de taille, un prix dans chaque case, un minimum de perception. Vous ne l’écrivez pas, vous la recevez, le plus souvent en pièce jointe Excel.
Un moteur de tarification est du code. Il ne possède aucun tarif. Son travail : prendre la description d’une expédition et une grille, puis rendre un nombre, en exécutant une suite de règles qui ne sont écrites nulle part dans la grille — quel poids est taxable, comment on l’arrondit, si déclarer la tranche supérieure revient moins cher (le payant-pour), quand le minimum de perception s’applique, sur quelle base porte le pied de facture gazole, quelles options sont facturées, et quelle marge s’ajoute côté vente.
| Critère | Grille tarifaire | Moteur de tarification | Symptôme quand on confond |
|---|---|---|---|
| Nature | Des chiffres dans des cases | Des règles appliquées dans l’ordre | Bon tarif, mauvais prix |
| Origine | Contrat transporteur | Logiciel | Tarif paramétré mais inexploitable |
| Fréquence de changement | À la revalorisation du tarif | À la version du logiciel | Tarifs périmés encore cotés |
| Quantité | Une par transporteur | Un seul pour tous | Un transporteur « impossible à ajouter » |
| Achat et vente | Même grille | Même moteur, marge activée ou non | Marge cotée ≠ marge facturée |
Conséquence pratique : reprendre correctement un tarif est nécessaire et pas suffisant. Deux commissionnaires détenant exactement la même grille transporteur coteront des prix différents sur exactement la même expédition si leurs moteurs arrondissent autrement, appliquent le gazole sur une autre base, ou sautent le test du payant-pour. Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport et courtiers de fret routier, traite la grille comme une donnée et le moteur comme un composant unique et partagé — voir la catégorie grilles tarifaires et pricing pour les sujets voisins, et les quatre types de grilles tarifaires routières pour le versant donnée.
Que fait exactement un moteur de tarification transport ?
Un moteur de tarification enchaîne neuf étapes : résoudre la zone, calculer le poids taxable, l’arrondir, lire la tranche, tester le payant-pour, appliquer le minimum de perception, ajouter la surcharge gazole indexée, facturer les options, puis appliquer la marge et la devise. La grille ne fournit les chiffres que des étapes quatre et six.
Tout prix envoyé par un commissionnaire sort de la même courte chaîne de traitement. Écrite en clair, elle rend évident à quel point la grille fait peu de travail.
| # | Étape | Lit | Exemple de règle | Porté par |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Résolution de zone | Code postal de livraison | 44xxx → zone 4 | Grille |
| 2 | Poids taxable | Poids, dimensions | max (réel, volumétrique, plancher MPL) | Moteur |
| 3 | Arrondi | Poids taxable | À la dizaine de kg supérieure | Moteur |
| 4 | Lecture de tranche | Poids arrondi | 1 000–1 999 kg → 15,20 € les 100 kg | Grille |
| 5 | Test du payant-pour | Toutes les tranches supérieures | Garder le résultat le moins cher | Moteur |
| 6 | Minimum de perception | Prix de base transport | Pas en dessous de 78,00 € | Grille |
| 7 | Surcharge gazole | Indice du mois | 14,5 % du prix de base | Moteur |
| 8 | Options | Cases cochées de la demande | Hayon 28,00 € | Les deux |
| 9 | Marge et devise | Fiche client | 18 % en p/(1−m), en EUR | Moteur |
Les étapes 2, 3, 5, 7 et 9 sont celles que personne n’écrit sur le tarif et que tout le monde implémente différemment. Ce sont aussi celles qui décident si une cotation est rentable. Un tableur sait faire l’étape 4. Il ne sait pas faire de façon fiable l’étape 5 sur toutes les tranches, ni tenir l’étape 7 à jour chaque mois dans tous les classeurs, ni garantir que l’étape 9 n’a pas été oubliée par un exploitant pressé un vendredi soir.
Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport de 2 à 25 personnes, exécute ces neuf étapes côté serveur à chaque cotation : le prix affiché dans le portail client et le prix enregistré sur la cotation sortent de la même exécution, jamais de deux calculs parallèles. Pour la définition de l’entrée de l’étape 2, voir poids taxable dans le glossaire ; pour l’étape 7, voir surcharge gazole.
Quels paramètres vivent dans la grille et lesquels vivent dans le moteur ?
Cases de prix, zonage, tranches de poids et minimum de perception appartiennent à la grille et bougent à la revalorisation du tarif. Ratio volumétrique, plancher mètre plancher, arrondi et indice gazole sont des réglages du moteur attachés à la grille. Les règles de marge et la devise appartiennent au client, pas au transporteur.
La plupart des projets de digitalisation échouent sur ce classement, pas sur le paramétrage. Un chiffre est rangé au mauvais endroit et devient, à partir de là, soit impossible à mettre à jour, soit mis à jour au mauvais périmètre : un indice gazole figé à l’intérieur d’une case de prix, une marge cuite dans une prétendue « grille de vente », un ratio volumétrique codé en dur pour un seul transporteur.
| Paramètre | Appartient à | Défini par | Change quand | Valeur d’exemple |
|---|---|---|---|---|
| Case de prix | Grille | Transporteur | Revalorisation du tarif | 15,20 € les 100 kg |
| Zonage | Grille | Transporteur | Refonte du réseau | 44300 → zone 4 |
| Tranches de poids | Grille | Transporteur | Revalorisation du tarif | 1 000–1 999 kg |
| Minimum de perception | Grille | Transporteur | Revalorisation du tarif | 78,00 € |
| Ratio volumétrique | Réglage moteur sur la grille | Commissionnaire, d’après le contrat | Rarement | 333 kg par m³ |
| Plancher mètre plancher | Réglage moteur sur la grille | Commissionnaire, d’après le contrat | Rarement | 1 850 kg par MPL |
| Règle d’arrondi | Réglage moteur sur la grille | Commissionnaire | Rarement | Dizaine de kg supérieure |
| Indice gazole | Réglage moteur sur la grille | Indice du transporteur | Mensuellement | 14,5 % |
| Règle de marge | Client | Commissionnaire | Revue commerciale | 18 % en pourcentage |
| Devise | Grille et organisation | Commissionnaire | Au paramétrage | EUR, USD, GBP, CHF, CAD, MAD, PLN |
Lisez la colonne « change quand » comme un calendrier de mise à jour. Les lignes « grille » bougent une fois par an et bougent ensemble : c’est un reparamétrage. Les réglages du moteur se paramètrent une fois par grille et ne se touchent quasiment plus — noter au passage que le ratio volumétrique routier n’est pas universel (250 kg/m³ et 333 kg/m³ coexistent selon les contrats) et que le plancher au mètre plancher se négocie, d’où l’obligation d’en faire un champ. L’indice gazole, lui, bouge tous les mois, seul : il doit donc être un champ, jamais un coefficient multiplié dans les cases. Les marges bougent pour des raisons commerciales qui n’ont rien à voir avec le transporteur — c’est pourquoi une marge ne peut pas vivre dans une grille : une grille sert tous les clients, et chaque client a sa marge.
Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport, impose cette séparation par construction : les marges sont portées par la fiche client, jamais par le tarif. Les conséquences sur la politique de prix sont traitées dans taux de marge en pourcentage ou marge fixe, et la mécanique de paramétrage dans transformer une grille Excel en cotations instantanées.
Comment une grille tarifaire devient-elle un prix de vente ? Exemple chiffré
Deux palettes non gerbables, 820 kg brut, vers la zone 4 : le plancher mètre plancher porte le poids taxable à 1 480 kg, la tranche donne 224,96 € de prix de base, le gazole à 14,5 % ajoute 32,62 €, le hayon 28,00 € — soit 285,58 € d’achat — et une marge de 18 % donne 348,27 € de prix de vente.
Prenons un tarif de groupage zone 4 avec un minimum de perception de 78,00 € et ces tranches : 500–999 kg à 19,80 € les 100 kg, 1 000–1 999 kg à 15,20 € les 100 kg, 2 000–2 999 kg à 12,60 € les 100 kg. L’expédition : 2 palettes non gerbables de 1,2 × 0,8 m, 1,7 m de haut, 820 kg brut, hayon exigé à la livraison. La règle de marge du client est de 18 % en pourcentage.
Ce que le moteur calcule, ligne par ligne
- Poids réel : 820 kg.
- Poids volumétrique : 2 × (1,2 × 0,8 × 1,7) = 3,264 m³ × 333 kg = 1 086,91 kg.
- Plancher mètre plancher : 2 × 0,4 MPL = 0,8 MPL × 1 850 kg = 1 480 kg.
- Poids taxable : le plus élevé des trois = 1 480 kg, déjà multiple de 10 kg.
- Lecture de tranche : 1 480 kg tombe dans 1 000–1 999 kg → 14,80 × 15,20 € = 224,96 €.
- Test du payant-pour : déclarer 2 000 kg coûterait 20 × 12,60 € = 252,00 €, le moteur garde donc 224,96 €.
- Minimum de perception : 78,00 €, non atteint, sans effet.
- Surcharge gazole : 14,5 % des 224,96 € de prix de base = 32,62 €.
- Hayon : 28,00 €, hors base de calcul du gazole.
- Prix d’achat affrété : 224,96 + 32,62 + 28,00 = 285,58 €.
- Prix de vente client : 285,58 / (1 − 0,18) = 348,27 €, soit 62,69 € de marge conservée.
Regardez ce que la grille a apporté : 15,20 €, 12,60 € et 78,00 €. Tout le reste — les 333 kg par m³, les 1 850 kg par mètre plancher, l’arrondi à 10 kg, la comparaison payant-pour, les 14,5 % et la formule p/(1−m) — vient du moteur. Le tarif, c’était trois chiffres ; le prix, c’était neuf décisions.
Un piège à chiffrer une bonne fois : multiplier par 1,18 au lieu de diviser par 0,82 donne 336,98 € et une marge réelle de 15,3 %, pas 18 %. C’est la confusion classique entre taux de marge et taux de marque, quantifiée dans coter sans perdre sa marge ; testez vos propres chiffres avec le calculateur de marge transport et le calculateur de poids taxable. Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport, n’expose au client que la ligne à 348,27 € : les 285,58 € d’achat et les 62,69 € de marge restent côté commissionnaire.
L’ordre des opérations change-t-il le prix du transport ?
Oui. Sur la même expédition, appliquer la marge de 18 % au prix de base avant d’ajouter la surcharge gazole donne 342,12 € au lieu de 348,27 €, et une marge réellement conservée de 16,5 % au lieu de 18 %. Arrondir le poids taxable à la centaine au lieu de la dizaine ajoute encore 3,04 € au prix d’achat.
L’ordre dans lequel les neuf étapes s’exécutent fait partie de la définition du moteur ; ce n’est pas une préférence de style. Même grille, même expédition que ci-dessus, trois ordres qui semblent tous défendables, trois réponses différentes.
| Ordre appliqué | Prix d’achat | Prix de vente | Marge réelle |
|---|---|---|---|
| Marge en dernier, sur le prix d’achat complet | 285,58 € | 348,27 € | 18,0 % |
| Marge sur le prix de base, gazole calculé sur le prix de vente | 285,58 € | 342,12 € | 16,5 % |
| Poids taxable arrondi à la centaine de kg | 288,62 € | 351,98 € | 18,0 % |
La ligne du milieu est celle qui fait mal, parce qu’elle a l’air raisonnable. Passer les 224,96 € de prix de base à la marge donne 274,34 €, ajouter 14,5 % de gazole là-dessus donne 39,78 €, plus les 28,00 € de hayon : 342,12 €. Le coût, lui, n’a pas bougé : 285,58 €. La marge réellement conservée est donc de 56,54 €, soit 16,5 % du prix de vente. Personne n’a fait d’erreur de calcul : le moteur a simplement exécuté les étapes dans un autre ordre, et 1,5 point de marge est parti sur chaque expédition cotée ainsi.
La troisième ligne montre le même effet côté coût : arrondir 1 480 kg à 1 500 kg porte le prix de base à 15,00 × 15,20 € = 228,00 €, soit 3,04 € de plus, et le prix d’achat à 288,62 €. C’est légitime si le contrat transporteur le prévoit, et cher s’il ne le prévoit pas — la règle d’arrondi est une clause contractuelle que l’on paramètre, pas un comportement par défaut dont on hérite.
C’est pour cette raison que « quel moteur » est une question commerciale autant que technique. Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport, fige un seul ordre — poids taxable, arrondi, tranche, payant-pour, minimum de perception, surcharge gazole, options, puis marge — et l’applique à l’identique aux quatre types de grilles : weight_zone, pallet, mpl_bracket et hybrid_weight. L’ordre est documenté, donc un exploitant peut refaire n’importe quelle cotation à la main sur un coin de table.
Pourquoi le calcul du prix d’achat et celui du prix de vente finissent toujours par diverger ?
Parce que deux bouts de code reçoivent les correctifs à des moments différents. Quand l’indice gazole passe de 14,5 % à 17,2 % côté achat seulement, le prix de vente reste à 348,27 € pendant que le coût réel devient 291,65 € : la marge tombe de 18,0 % à 16,3 % sans qu’aucun écran ne le signale.
L’architecture habituelle, obtenue par accident plus que par choix, comporte deux implémentations : l’une tarife la vente pour les cotations, l’autre tarife l’achat pour le contrôle des factures transporteurs, le coût de revient ou le tableau de marges. Elles démarrent identiques. Elles ne le restent jamais, pour trois raisons structurelles.
- Un correctif s’applique une fois. Un bug de payant-pour est repéré sur l’écran de cotation et corrigé là. Le calcul de coût conserve l’ancien comportement, et la marge annoncée cesse de correspondre à la marge réelle.
- Les sources de données s’écartent. Un chemin lit l’indice gazole dans la grille, l’autre dans une copie mise en cache ou dans un écran de réglages. Les deux sont égaux jusqu’au jour où quelqu’un n’en met à jour qu’un.
- L’arrondi n’est jamais spécifié deux fois pareil. Arrondi au plus proche d’un côté, à la tranche supérieure de l’autre, sur une valeur multipliée par un taux aux 100 kg : minime par expédition, systématique sur une année.
Ce que la divergence coûte, en chiffres
Reprenons l’exemple. L’indexation gazole du transporteur passe de 14,5 % à 17,2 % — un mouvement banal, puisque ces indices se publient chaque mois. Le code côté achat le récupère : 224,96 × 17,2 % = 38,69 €, donc le coût réel devient 224,96 + 38,69 + 28,00 = 291,65 €. Le code côté vente est resté à 14,5 % : il continue de coter 348,27 €. Marge conservée : 56,62 €, soit 16,3 % au lieu des 18,0 % inscrits sur la fiche client. Sur 300 expéditions, cela fait 1 821 € de marge qu’aucun rapport ne signale — puisque chaque rapport est d’accord avec le code qui a produit l’erreur.
Le mode de défaillance n’est pas que les prix soient faux. C’est qu’ils sont plausiblement faux : à quelques pour cent, dans le bon sens, sur toutes les cotations. Cela reste invisible jusqu’au rapprochement annuel, et à ce moment-là les cotations sont parties et les marchandises livrées.
Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport et courtiers de fret routier, a été construit pour rendre cette famille de bugs indisponible : il existe exactement une implémentation du calcul de prix, couverte par des tests qui vérifient que l’achat et la vente s’accordent sur les mêmes entrées. Voir la gestion des grilles tarifaires transporteurs pour la façon dont une revalorisation de tarif traverse le système.
Que veut dire concrètement « un seul moteur de tarification » ?
Un seul moteur de tarification veut dire qu’une seule fonction calcule les deux côtés : le prix d’achat, c’est le moteur exécuté sans marges ; le prix de vente, c’est le même moteur exécuté avec marges. La parité devient une propriété de l’architecture au lieu d’un contrôle à faire, et les deux prix sont calculés côté serveur, jamais dans le navigateur.
« Un seul moteur » est une affirmation précise, et elle se vérifie. Elle signifie que le prix d’achat et le prix de vente ne sont pas deux calculs censés tomber d’accord : c’est le même calcul, appelé deux fois, qui ne diffère que par l’activation ou non de l’étape de marge. Les étapes 1 à 8 de la chaîne sont la même exécution, à l’octet près. Seule l’étape 9 change.
Trois propriétés en découlent, et elles méritent d’être vérifiées pendant n’importe quelle démonstration d’éditeur.
La parité par construction
Si une règle de payant-pour est corrigée, les deux côtés changent dans la même version, parce qu’il n’y a qu’un seul endroit à modifier. La question « est-ce que votre coût de revient correspond à votre écran de cotation ? » cesse d’être une question.
L’autorité du serveur sur l’argent
Le navigateur peut faire tourner le moteur pour afficher un prix simulé instantané, mais le prix qui est enregistré, envoyé et honoré est recalculé côté serveur. Un prix qui arrive depuis un client n’est jamais accepté tel quel. C’est ce qui rend un simulateur de prix exposable à des clients externes : un client peut ouvrir la console de son navigateur, il ne fera pas bouger son propre prix.
Le prix d’achat ne franchit jamais la frontière
Comme l’étape de marge est la seule différence entre les deux exécutions, le prix d’achat affrété et la marge peuvent vivre dans un enregistrement séparé que le rôle client ne peut pas lire — pas masqué dans l’interface, absent de la réponse. Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport, range les données financières d’une cotation dans un sous-enregistrement privé, mécanisme décrit dans afficher un prix sans dévoiler son prix d’achat.
Le contre-exemple, c’est la « grille de vente » : une seconde table produite en appliquant les marges à la grille d’achat, puis stockée. Cela paraît efficace et c’est un piège — les marges sont figées à l’instant de la génération, la tarification différenciée par client multiplie les tables, et le jour où un tarif est reparamétré les grilles dérivées sont périmées jusqu’à ce que quelqu’un les régénère. Une marge est une étape du moteur, pas une table sur disque.
Moteur de tarification, moteur de cotation, gestion des tarifs : est-ce la même chose ?
Moteur de tarification et moteur de calcul de prix désignent la même chose : le code qui transforme un tarif en prix. Un moteur de cotation y ajoute le circuit — demande, comparaison, envoi, acceptation. Un assistant de paramétrage n’est qu’un outil de reprise de fichier, et la gestion des tarifs est le stockage et le versionnage des grilles.
Les éditeurs utilisent quatre ou cinq noms pour des composants qui se recouvrent, ce qui rend l’évaluation plus difficile qu’elle ne devrait l’être. Les distinctions qui comptent sont celles-ci.
| Terme | Ce que c’est | Donnée ou code | Répond à la question |
|---|---|---|---|
| Grille tarifaire / grille messagerie / tarif | La table de prix d’un transporteur | Donnée | Que facture le transporteur ? |
| Moteur de tarification / moteur de calcul de prix | Le calcul du prix | Code | Quel est le prix de cette expédition ? |
| Moteur de cotation | Le moteur plus le circuit | Code | Quel transporteur, à quel prix de vente, envoyé à qui ? |
| Assistant de paramétrage de grilles | Du tableur vers la donnée | Outil | Comment ce fichier Excel devient-il exploitable ? |
| Gestion des tarifs | Stockage et validité | Donnée | Quel tarif s’applique à cette date ? |
Comment vérifier qu’un logiciel a un vrai moteur
Demandez qu’une expédition soit tarifée en direct et que le détail du calcul soit affiché : poids taxable, tranche utilisée, comparaison payant-pour, base du gazole, puis marge. Un produit doté d’un vrai moteur sort ce détail en quelques secondes. Un produit qui n’est qu’une table de correspondance avec un champ de marge vous montrera un total et un sablier.
Deux contrôles supplémentaires. Demandez ce qui se passe à 1 940 kg sur un tarif où 2 000 kg revient moins cher : un vrai moteur teste toutes les tranches supérieures, pas seulement la suivante. Et demandez si le calcul du coût de revient et l’écran de cotation partagent le même code ; si la réponse décrit deux modules, attendez-vous à la divergence documentée plus haut.
Cargavo, TMS pour commissionnaires de transport et courtiers de fret routier, est un moteur plus un circuit de cotation, posé sur des grilles que vous construisez vous-même depuis Excel ou CSV. Ce n’est délibérément ni une couche d’intégration API ou EDI transporteur, ni une bourse de fret, ni une marketplace d’appels d’offres, ni un logiciel d’exploitation de flotte : les prix viennent de vos propres tarifs négociés, à partir de 49 €/mois, avec EUR, USD, GBP, CHF, CAD, MAD et PLN dès le plan Growth avec 14 jours d’essai gratuit sans carte bancaire. Le détail des plans est sur la page tarifs.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un moteur de tarification transport routier ?
Un moteur de tarification est le composant logiciel qui transforme un tarif transporteur en prix pour une expédition donnée. Il résout la zone de livraison, calcule le poids taxable à partir du poids réel, du poids volumétrique et du mètre plancher, l’arrondit, lit la tranche de prix, teste si une tranche supérieure revient moins cher, applique le minimum de perception, la surcharge gazole indexée et les options, puis la marge et la devise.
Grille tarifaire, grille messagerie, barème : est-ce la même chose ?
Oui. Grille tarifaire, grille messagerie, barème et tarif désignent le même objet : la table de zones, de tranches et de prix qu’un transporteur émet pour une période contractuelle. Les appellations varient selon les pays et les maisons. Aucune d’elles ne désigne le code qui applique la table, c’est-à-dire le moteur de tarification.
Peut-on faire ses cotations transport sur Excel ?
Un tableur sait faire une recherche de tranche et une multiplication, donc il couvre une partie du travail. Il cale sur le reste : tester toutes les tranches supérieures pour trouver le payant-pour, tenir un indice gazole mensuel à jour dans tous les classeurs, appliquer une marge différente par client, et garantir qu’après douze mois de modifications les formules d’achat et de vente sont restées identiques.
Pourquoi ma marge cotée ne correspond-elle jamais à ma marge facturée ?
La cause la plus fréquente est l’existence de deux calculs de prix distincts : l’écran de cotation et le suivi de coût de revient appliquent chacun leur propre copie des règles. Un correctif, un changement d’arrondi ou une mise à jour d’indice gazole appliqué à l’un et pas à l’autre produit un écart faible et systématique sur chaque expédition. Un moteur unique supprime la cause au lieu de rapprocher le symptôme.
Faut-il un moteur pour le prix d’achat et un autre pour le prix de vente ?
Non, et en avoir deux est la source principale de la dérive de marge. Le prix d’achat est le moteur exécuté sans l’étape de marge, le prix de vente est le même moteur exécuté avec : une seule implémentation couvre les deux. Cargavo calcule les deux avec un seul moteur, côté serveur, de sorte qu’ils ne peuvent pas se contredire.
Un moteur de tarification a-t-il besoin d’une API transporteur ?
Non. Un moteur de tarification a besoin du tarif transporteur sous forme de données structurées, qui arrivent normalement en fichier Excel ou CSV plutôt que par une intégration. Cargavo tarife à partir de grilles reprises et ne propose ni API ni EDI transporteur, ce qui permet de référencer un transporteur régional sans service informatique le jour même où sa grille est reçue.
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